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En 2010, l’économie française a renoué avec la croissance : le PIB a progressé de 1,4 %, soit une croissance modérée un peu moindre que celle de l’ensemble de la zone Euro (+1,7 %), après une chute sans précédent depuis la seconde guerre mondiale de 2,7 % en 2009. Concomitamment à la reprise de l’activité économique d’ensemble, l’activité du transport routier intérieur de marchandises montre une reprise (+4,7 % en tonnes-kilomètres en 2010, après -12,8 % en 2009). Le redressement est plus fort pour le pavillon français (+5 %) que pour le transport sur le territoire français du pavillon étranger (+4,1 %), mais la chute avait un an plus tôt été plus prononcée pour le pavillon français (-14,1 % en 2009, contre -10,4 % pour le pavillon étranger). Cette évolution a en particulier été portée par l’accroissement des tonneskilomètres intérieures de produits agricoles et alimentaires (+7,9 % transportées par le pavillon routier français, hors véhicules utilitaires légers), de matériaux de construction (+6,8 %), et de produits manufacturés, y compris en conteneurs (+4,1 %). Alors qu’en 2009 l’activité sur le territoire national du compte d’autrui avait été davantage pénalisée que celle du compte propre (respectivement – 15,7 % et -6,6 % pour des PTAC>3,5 tonnes), en 2010 la reprise favorise encore l’activité du compte propre (+9,3 %, contre +4,5 pour le compte d’autrui). Les tonneskilomètres effectuées par le compte propre représentent un 1/5ème de celles du compte d’autrui. L’activité du pavillon français à l’international (+0,9 %) est bien moins dynamique que sur le territoire national. Quant au cabotage du pavillon étranger sur le sol français, qui représente 2,3 % des tonnes-kilomètres effectuées en 2010 sur le sol français, il a progressé de 12 % (après -8 % en 2009). L’activité des transports collectifs routiers (autobus et autocars) a progressé en 2010 plus fortement que celle de l’ensemble du transport collectif (respectivement +2,2 % et +0,4 % mesurée en voyageurs-kilomètres), et plus rapidement qu’en 2009 (+0,8 %).
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A la fin du troisième trimestre 2011, l’évolution du PIB enregistrait un acquis de croissance de +1,7 % (taux de croissance annuel qui serait observé si le PIB restait, jusqu’à la fin de l’année 2011, stable à son dernier niveau trimestriel observé). Cependant, l’activité de transport routier de marchandises du pavillon français, mesurée en tonnes-kilomètres, s’est repliée de 0,9 % au deuxième trimestre 2011, après une baisse de 2,6 % au premier. Mesurée en véhicules-kilomètres, l’évolution de l’activité de transport routier de marchandises est relativement plus favorable : elle a progressé de 2,5 % au premier trimestre, avant de connaître un léger repli de 0,1 % au second ; pour le compte d’autrui, l’évolution a en outre été positive aux deux premiers trimestres (+0,4 % au premier, puis +3,9 % au second). Pour le troisième trimestre, les perspectives d’activité des entreprises du TRM, données par l’enquête de conjoncture de l’INSEE auprès de 600 entreprises, indiquent une dégradation de l’activité. Au deuxième trimestre 2011, l’emploi salarié (hors intérim) du secteur des transports et de l’entreposage (dans un sens plus large que celui de la convention collective des transports routiers et activités auxiliaires, puisqu’il inclut le transport urbain de voyageurs, le transport ferroviaire, fluvial et aérien) progresse de 0,2 % : c’est la première hausse significative depuis 2008 dans le secteur. L’emploi intérimaire utilisé dans le secteur des transports se redresse après la baisse passagère observée au premier trimestre (+2,3 % après -1,2 %), tandis que l’intérim de l’ensemble des secteurs marchands stagne au deuxième trimestre (+0,0 % après +2,8 %) et reculerait au troisième.
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Sources :